Chapitre VII · La transition écologique

Les Villes Vertes

Le XIXᵉ siècle a donné aux villes l’égout et le réverbère ; le XXIᵉ leur doit l’arbre et la fraîcheur.

L’essentiel

Un programme national de transformation urbaine, guidé par la boussole « 3-30-300 », déclinée par chaque commune selon ses réalités,, végétalisera massivement les villes et fera reculer le bitume. Rénovation thermique simplifiée, bâtiments à énergie positive et mobilités propres complèteront l’ensemble, avec une boussole : la ville du quart d’heure. L’ambition est de construire les villes les plus agréables d’Europe, et de le prouver par des indicateurs publiés chaque année.

Le constat

Les canicules tuent désormais en silence, chaque été, en frappant d’abord les vieux, les pauvres et les mal logés. Des cours d’école chauffent à cinquante degrés sous le bitume. La puissance publique a trop longtemps abandonné une conviction pourtant simple : la beauté n’est pas un luxe, c’est une politique publique.

Ce que nous ferons

  1. Suivre la boussole « 3-30-300 »

    Voir des arbres depuis chez soi, tendre vers trente pour cent de canopée par quartier, disposer d’un espace vert à moins de trois cents mètres : une boussole que chaque commune décline selon son tissu urbain, non une norme uniforme.

  2. Végétaliser et débitumer

    Cours d’école transformées en oasis, parkings plantés, places rendues à l’ombre et à l’eau, complétés par des fontaines, des ombrières et des revêtements clairs qui font tomber la température ressentie de plusieurs degrés.

  3. Verdir le bâti neuf

    Toitures végétalisées ou solaires sur les surfaces neuves adaptées et généralisation des bâtiments à énergie positive.

  4. Simplifier la rénovation thermique

    Un guichet unique, un accompagnateur de bout en bout et l’avance intégrale des travaux pour les ménages modestes, car on ne demande pas à qui compte chaque euro d’avancer vingt mille euros pour des économies futures.

  5. Déployer des mobilités propres

    Services express régionaux métropolitains autour des grandes agglomérations, réseaux cyclables continus et protégés, et leasing social de véhicules propres pour les zones à faibles émissions.

  6. Suivre la ville du quart d’heure

    La ville où l’essentiel de la vie quotidienne est accessible en quinze minutes servira de boussole aux documents d’urbanisme.

Les garanties

  • L’avance intégrale des travaux de rénovation thermique est garantie aux ménages modestes, avec un guichet unique et un accompagnateur de bout en bout.
  • Le leasing social de véhicules propres accompagne les zones à faibles émissions, pour que la règle environnementale ne devienne jamais une frontière sociale.
  • La température ressentie, les minutes de verdure, la qualité de l’air et la part modale du vélo seront mesurées et publiées, ville par ville, chaque année.

Objectif mesurable

Construire les villes les plus agréables d’Europe et le prouver : température ressentie, minutes de verdure, qualité de l’air et part modale du vélo mesurées et publiées, ville par ville, chaque année.

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

Le XIXᵉ siècle a donné aux villes l’égout et le réverbère ; le XXIᵉ leur doit l’arbre et la fraîcheur.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 13 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

Les canicules tuent désormais en silence, chaque été, d’abord les vieux, les pauvres et les mal logés. Des cours d’école chauffent à cinquante degrés sous le bitume. Le XIXᵉ siècle a donné aux villes l’égout et le réverbère ; le XXIᵉ leur doit l’arbre et la fraîcheur. Et nous assumons une conviction que la puissance publique a trop longtemps abandonnée : la beauté n’est pas un luxe, c’est une politique publique. On habite mieux, on respecte mieux, on vit mieux dans ce qui est beau.

Nous lancerons un programme national de transformation urbaine, guidé par une boussole simple empruntée à l’urbanisme forestier, la règle dite « 3-30-300 » : voir des arbres depuis chez soi, tendre vers trente pour cent de canopée dans chaque quartier, disposer d’un espace vert à moins de trois cents mètres de son logement. Une boussole, non une norme uniforme : tous les tissus urbains ne s’y prêtent pas de la même façon, et chaque commune en fixera la déclinaison selon ses réalités. Elle orientera la végétalisation massive et la débitumisation méthodique : cours d’école transformées en oasis, parkings plantés, places rendues à l’ombre et à l’eau. S’y ajouteront les fontaines, les ombrières et les revêtements clairs qui font tomber la température ressentie de plusieurs degrés.

Le bâti suivra : toitures végétalisées ou solaires sur les surfaces neuves adaptées, généralisation des bâtiments à énergie positive, et surtout rénovation thermique enfin simplifiée, avec un guichet unique, un accompagnateur de bout en bout et l’avance intégrale des travaux pour les ménages modestes, car on ne demande pas à qui compte chaque euro d’avancer vingt mille euros pour des économies futures. Les mobilités complèteront l’ensemble : services express régionaux métropolitains autour des grandes agglomérations, réseaux cyclables continus et protégés, et un principe de justice pour les zones à faibles émissions : le leasing social de véhicules propres, pour que la règle environnementale ne devienne jamais une frontière sociale. La ville du quart d’heure, où l’essentiel de la vie quotidienne est accessible en quinze minutes, servira de boussole aux documents d’urbanisme.

Notre ambition est de construire les villes les plus agréables d’Europe, et de le prouver : la température ressentie, les minutes de verdure, la qualité de l’air et la part modale du vélo seront mesurées et publiées, ville par ville, chaque année.