Chapitre VII · La transition écologique

Une énergie abondante et décarbonée

Rendre le kilowattheure propre moins cher que le kilowattheure sale.

L’essentiel

La mesure engage un effort d’équipement énergétique comparable à celui des années soixante-dix, élargi au nucléaire, aux renouvelables, au stockage et aux réseaux. Les prix seront stabilisés par des contrats de long terme adossés au coût réel de la production, et des dizaines de milliers de métiers seront formés et revalorisés. L’ambition : une électricité décarbonée française la moins chère d’Europe à l’horizon 2035.

Le constat

L’énergie est la monnaie physique de toute civilisation : rien ne se produit, ne se soigne, ne se déplace ni ne se calcule sans elle. Un pays qui doute de son énergie doute de tout. Et l’écologie voulue ici ne demande pas aux ménages modestes de baisser le chauffage : elle rend le kilowattheure propre moins cher que le kilowattheure sale.

Ce que nous ferons

  1. Relancer le nucléaire

    Construire le programme EPR2 (six réacteurs engagés, huit à l’étude), prolonger le parc existant sous le contrôle de l’Autorité de sûreté, développer les petits réacteurs modulaires et soutenir la recherche sur la fusion, dont ITER à Cadarache.

  2. Déployer massivement les renouvelables

    Éolien en mer planifié par façades maritimes, solaire en priorité sur les friches, toitures, ombrières de parkings et agrivoltaïsme encadré, hydraulique optimisé avec de nouvelles stations de pompage-turbinage, géothermie de surface et profonde.

  3. Construire stockage et réseaux

    Batteries stationnaires, hydrogène décarboné réservé à l’industrie lourde sans alternative, interconnexions européennes et réseaux intelligents rémunérant la flexibilité : effacement consenti et pilotage fin des usages.

  4. Stabiliser les prix

    Des contrats de long terme adossés au coût réel de la production nationale protégeront ménages et industriels de la volatilité des marchés.

  5. Former les métiers de l’énergie

    Soudeurs, chaudronniers, électriciens, techniciens de maintenance : des dizaines de milliers de métiers à former, à revaloriser, à honorer.

Les garanties

  • La prolongation du parc nucléaire existant se fera sous le contrôle exigeant de l’Autorité de sûreté.
  • L’hydrogène décarboné sera réservé à l’industrie lourde qui n’a pas d’alternative.
  • La flexibilité reposera sur l’effacement consenti et des données de consommation mises au service du consommateur, non des seuls fournisseurs.
  • Les contrats de long terme protégeront ménages et industriels de la volatilité des marchés.

Objectif mesurable

L’électricité française la moins chère d’Europe, et la part des énergies fossiles dans la consommation d’énergie ramenée sous la moitié d’ici 2035.

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

L’énergie est la monnaie physique de toute civilisation : rien ne se produit, ne se soigne, ne se déplace ni ne se calcule sans elle.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 12 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

L’énergie est la monnaie physique de toute civilisation : rien ne se produit, ne se soigne, ne se déplace ni ne se calcule sans elle. Un pays qui doute de son énergie doute de tout ; un pays qui la maîtrise peut tout entreprendre. Et l’écologie que nous voulons ne demande pas aux ménages modestes de baisser le chauffage : elle rend le kilowattheure propre moins cher que le kilowattheure sale.

Nous assumerons donc un effort d’équipement comparable à celui des années soixante-dix, mais élargi. Le nucléaire d’abord, colonne vertébrale décarbonée : construction du programme EPR2 (six réacteurs engagés, huit à l’étude), prolongation du parc existant sous le contrôle exigeant de l’Autorité de sûreté, développement des petits réacteurs modulaires pour l’industrie et la chaleur, et effort soutenu de recherche sur la fusion, dont ITER, à Cadarache, fait de la France le laboratoire du monde. Les renouvelables ensuite, massivement : éolien en mer planifié par façades maritimes, solaire déployé en priorité sur les friches, les toitures, les ombrières de parkings et l’agrivoltaïsme encadré, hydraulique optimisé et nouvelles stations de pompage-turbinage, géothermie de surface et profonde. Le stockage et les réseaux enfin, angle mort des discours et cœur du réel : batteries stationnaires, hydrogène décarboné réservé à l’industrie lourde qui n’a pas d’alternative, interconnexions européennes, et réseaux intelligents rémunérant la flexibilité, c’est-à-dire l’effacement consenti, le pilotage fin des usages et les données de consommation mises au service du consommateur, non des seuls fournisseurs.

Les prix seront stabilisés par des contrats de long terme adossés au coût réel de notre production, protégeant ménages et industriels de la volatilité des marchés. Et parce que les mégawatts ne se décrètent pas, nous investirons dans le nerf de la guerre : les mains. Soudeurs, chaudronniers, électriciens, techniciens de maintenance : des dizaines de milliers de métiers à former, à revaloriser, à honorer. La transition est une affaire de watts autant que de mains.

L’objectif tient compte d’un acquis que peu de pays peuvent revendiquer : grâce au nucléaire et à l’hydraulique, notre électricité est déjà l’une des plus décarbonées du monde. Le chantier n’est donc pas de verdir nos électrons : il est d’en produire beaucoup plus, au meilleur prix, pour électrifier les transports, le chauffage et l’industrie, et remplacer le pétrole et le gaz qui représentent encore près de 60 % de l’énergie consommée en France. Cibles mesurables : l’électricité française la moins chère d’Europe, et la part des énergies fossiles dans notre consommation ramenée sous la moitié d’ici 2035.