Chapitre IV · La santé

Le jumeau numérique de santé

La prochaine grande conquête sanitaire se fera en amont de la maladie.

L’essentiel

Mon espace santé deviendra un véritable jumeau numérique : un dossier vivant et structuré, fondé sur des formats interopérables, réunissant l’ensemble du parcours de santé de chacun. Enrichi, avec consentement, des données d’objets connectés, il permettra alertes personnalisées, rappels de dépistage et détection des interactions médicamenteuses. Des protections gravées dans la loi et une médiation humaine garantiront qu’il serve la prévention sans creuser les inégalités.

Le constat

Notre médecine excelle à réparer, mais elle arrive souvent trop tard. Les maladies chroniques, du diabète aux cancers en passant par les maladies cardiovasculaires, se construisent silencieusement pendant des années où presque tout est encore évitable. La prochaine grande conquête sanitaire ne se fera pas seulement à l’hôpital, mais en amont de la maladie.

Ce que nous ferons

  1. Un jumeau numérique vivant

    Transformer Mon espace santé en un dossier vivant et structuré réunissant historique médical, biologie, imagerie, traitements, vaccinations et actions de prévention.

  2. Des formats interopérables

    Fonder ce dossier sur les standards internationaux et l’identité nationale de santé, afin que les logiciels sachent se transmettre les données.

  3. Intégrer les objets connectés

    Ajouter, avec le consentement explicite, granulaire et révocable de la personne, les données d’objets connectés : tension, glycémie, sommeil, activité.

  4. Prévention personnalisée

    Fournir des alertes personnalisées, des rappels de dépistage au bon moment et la détection des interactions médicamenteuses.

  5. Médiation humaine de prévention

    Porter la prévention numérique vers ceux qui en sont éloignés grâce à des médiateurs humains : infirmiers de prévention, maisons de santé, France Services.

Les garanties

  • Interdiction pénale absolue d’accès aux données pour les assureurs, les banques et les employeurs, inscrite dans la loi.
  • Consentement explicite, granulaire et révocable de la personne pour l’ajout des données d’objets connectés.
  • Extension du droit à l’oubli, déjà conquis pour les anciens malades du cancer face aux assurances.
  • Hébergement certifié et souverain des données de santé.
  • Accompagnement par des médiateurs humains pour que la prévention numérique ne creuse pas les inégalités.

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

La maladie ne doit jamais devenir un score.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 8 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

Notre médecine excelle à réparer ; elle arrive souvent trop tard. Les maladies chroniques, du diabète aux cancers en passant par les maladies cardiovasculaires, se construisent silencieusement pendant des années où presque tout est encore évitable. La prochaine grande conquête sanitaire ne se fera pas seulement à l’hôpital : elle se fera en amont de la maladie.

Nous ferons de Mon espace santé un véritable jumeau numérique : un dossier vivant et structuré réunissant l’historique médical, la biologie, l’imagerie, les traitements, les vaccinations et les actions de prévention, dans des formats interopérables fondés sur les standards internationaux et l’identité nationale de santé, car une donnée que les logiciels ne savent pas se transmettre est une donnée morte. Avec le consentement explicite, granulaire et révocable de la personne, pourront s’y ajouter les données d’objets connectés : tension, glycémie, sommeil, activité. Le jumeau permettra des alertes personnalisées, des rappels de dépistage au bon moment, la détection des interactions médicamenteuses, cette conciliation que le médecin pressé n’a pas toujours le loisir de refaire.

Mais nous connaissons le revers possible, et nous le barrons d’avance dans le marbre de la loi : interdiction pénale absolue d’accès pour les assureurs, les banques et les employeurs. La maladie ne doit jamais devenir un score. Le droit à l’oubli, déjà conquis pour les anciens malades du cancer face aux assurances, sera étendu. L’hébergement sera certifié et souverain. Et parce que la prévention numérique profite d’abord, spontanément, aux mieux portants et aux mieux dotés, elle sera portée vers les autres par des médiateurs humains (infirmiers de prévention, maisons de santé, France Services), faute de quoi elle creuserait les inégalités qu’elle prétend combler.