Chapitre III · L’éducation

Le portefeuille national des compétences

Reconnaître ce que la vie enseigne, et pas seulement ce que l’école certifie.

L’essentiel

Chaque citoyen disposera, au sein de son Compte Citoyen, d’un portefeuille unique réunissant diplômes, certifications, formations et acquis de l’expérience, émis dans des formats ouverts, vérifiables et portables jusqu’aux micro-certifications européennes. La validation des acquis sera préremplie et accompagnée, et l’orientation professionnelle deviendra un service universel. Ce portefeuille appartient au citoyen, qui seul décide de ce qu’il montre.

Le constat

Dans la France d’aujourd’hui, un diplôme obtenu à vingt-trois ans décide encore trop souvent d’une vie entière. Cette anomalie devient une injustice à l’heure où les métiers se transforment en une décennie. Quant à la validation des acquis de l’expérience, elle demeure un parcours du combattant qui décourage l’immense majorité de ceux qui y auraient droit.

Ce que nous ferons

  1. Un portefeuille unique des compétences

    Intégré au Compte Citoyen, il réunira diplômes, certifications, formations suivies via le compte personnel de formation, acquis de l’expérience et compétences issues de l’engagement associatif, syndical ou bénévole.

  2. Des attestations ouvertes et vérifiables

    Les attestations seront infalsifiables, portables d’un employeur à l’autre et compatibles avec les micro-certifications européennes, afin qu’un savoir-faire acquis à Roubaix soit lisible à Rotterdam.

  3. Une VAE retournée

    Le dossier de validation des acquis de l’expérience sera prérempli à partir de la carrière enregistrée, et l’accompagnement deviendra la règle.

  4. Des passerelles suggérées

    Le portefeuille indiquera quelles formations courtes ouvrent quel métier et quels droits sont mobilisables.

  5. Une orientation universelle

    L’orientation professionnelle cessera d’être un privilège d’initiés pour devenir un service universel.

Les garanties

  • Le portefeuille appartient au citoyen : nul employeur, nul organisme ne pourra en exiger la communication intégrale.
  • Chacun montre ce qu’il choisit de montrer : c’est un instrument d’émancipation, non un casier professionnel.
  • Les attestations sont émises dans des formats ouverts et vérifiables, infalsifiables et portables d’un employeur à l’autre.

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

C’est un instrument d’émancipation, non un casier professionnel.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 7 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

Dans la France d’aujourd’hui, un diplôme obtenu à vingt-trois ans décide encore trop souvent d’une vie entière. C’est une anomalie française et une injustice d’époque : dans un monde où les métiers se transforment en une décennie, la République doit reconnaître ce que la vie enseigne, et pas seulement ce que l’école certifie.

Chaque citoyen disposera, au sein de son Compte Citoyen, d’un portefeuille unique des compétences : diplômes, certifications, formations suivies via le compte personnel de formation, acquis de l’expérience, compétences développées dans l’engagement associatif, syndical ou bénévole. Ces attestations seront émises dans des formats ouverts et vérifiables : infalsifiables, portables d’un employeur à l’autre, compatibles avec les micro-certifications européennes, afin qu’un savoir-faire acquis à Roubaix soit lisible à Rotterdam.

La validation des acquis de l’expérience, aujourd’hui un parcours du combattant qui décourage l’immense majorité de ceux qui y auraient droit, sera retournée : le dossier sera prérempli à partir de la carrière enregistrée, et l’accompagnement deviendra la règle. Le portefeuille suggérera les passerelles : quelles formations courtes ouvrent quel métier, quels droits sont mobilisables. L’orientation professionnelle cessera d’être un privilège d’initiés pour devenir un service universel.

Une garantie ferme l’ensemble : ce portefeuille appartient au citoyen. Nul employeur, nul organisme ne pourra en exiger la communication intégrale ; chacun montre ce qu’il choisit de montrer. C’est un instrument d’émancipation, non un casier professionnel.