Chapitre VIII · L’économie

La réindustrialisation technologique

Un pays qui ne produit plus finit par ne plus décider : l’usine propre est notre réponse.

L’essentiel

Relocaliser la production stratégique par filières (batteries, semi-conducteurs, robotique, équipements de la transition, principes actifs pharmaceutiques), grâce à des leviers concrets : sites clés en main, crédit d’impôt vert, commande publique à contenu européen, contrats électriques de long terme et formation massive. L’industrie verte réconcilie l’ouvrier et l’écologiste sur le même site, sans jamais brader le droit du travail ni les normes environnementales.

Le constat

La désindustrialisation ne fut pas seulement une erreur comptable : ce fut une blessure infligée aux territoires, une perte de savoir-faire, de fierté et de souveraineté. Nous en mesurons le prix à chaque crise : masques, médicaments, semi-conducteurs, munitions. On voudrait en outre nous imposer le plus faux des dilemmes, entre la fin du monde et la fin du mois.

Ce que nous ferons

  1. Relocaliser les filières stratégiques

    Consolider la vallée des batteries des Hauts-de-France, développer les semi-conducteurs et l’électronique de puissance dans le cadre européen, combler le retard robotique sur l’Allemagne, et produire électrolyseurs, pompes à chaleur et principes actifs pharmaceutiques essentiels.

  2. Sites industriels clés en main

    Délivrer les autorisations en moins de neuf mois, car la lenteur administrative est une subvention involontaire à nos concurrents.

  3. Crédit d’impôt industrie verte

    Soutenir fiscalement les investissements de l’industrie verte.

  4. Commande publique européenne

    Assumer des critères de contenu européen dans la commande publique, comme le font sans complexe toutes les grandes puissances.

  5. Contrats électriques de long terme

    Faire de l’atout nucléaire français un argument d’implantation industrielle.

  6. Écoles de production et apprentissage

    Former massivement des compagnons, car une usine sans compagnons n’est qu’un hangar.

Les garanties

  • Nous simplifierons sans jamais brader ni le droit du travail ni les normes environnementales.
  • Notre compétitivité s’appellera qualité, énergie et compétences ; elle ne s’appellera jamais moins-disant.

Objectif mesurable

Autorisations délivrées en moins de neuf mois pour les sites industriels clés en main.

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

Un pays qui ne produit plus finit par ne plus décider.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 20 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

Un pays qui ne produit plus finit par ne plus décider. La désindustrialisation ne fut pas seulement une erreur comptable : ce fut une blessure infligée aux territoires et à ceux qui y vivaient, une perte de savoir-faire, de fierté et de souveraineté dont nous mesurons le prix à chaque crise : masques, médicaments, semi-conducteurs, munitions. Et l’usine propre est notre réponse au plus faux des dilemmes, celui qu’on voudrait imposer entre la fin du monde et la fin du mois : l’industrie verte réconcilie l’ouvrier et l’écologiste sur le même site.

Nous relocaliserons la production stratégique, par filières : les batteries, en consolidant la vallée qui s’est levée dans les Hauts-de-France ; les semi-conducteurs et l’électronique de puissance, dans le cadre de l’effort européen ; la robotique, où notre retard d’équipement sur l’Allemagne est un handicap de compétitivité que nous comblerons. Le robot dans l’usine française est l’ami de l’emploi français ; c’est son absence qui délocalise. Viendront aussi les électrolyseurs, pompes à chaleur et équipements de la transition, ainsi que les principes actifs pharmaceutiques essentiels, dont la dépendance est une vulnérabilité sanitaire.

Les leviers seront concrets : sites industriels clés en main, avec autorisations délivrées en moins de neuf mois, car la lenteur administrative est une subvention involontaire à nos concurrents ; crédit d’impôt pour les investissements de l’industrie verte ; commande publique assumant des critères de contenu européen, comme le font sans complexe toutes les grandes puissances ; contrats électriques de long terme faisant de notre atout nucléaire un argument d’implantation ; écoles de production et apprentissage massifs, car une usine sans compagnons n’est qu’un hangar.

Une ligne rouge encadre le tout : nous simplifierons sans jamais brader ni le droit du travail ni les normes environnementales. Notre compétitivité s’appellera qualité, énergie et compétences ; elle ne s’appellera jamais moins-disant.