La plateforme des territoires
Donner aux 34 000 communes la force de frappe numérique des grandes, sans jamais les rendre captives.
L’essentiel
La Fondation Gaia propose une Suite territoriale nationale : une plateforme publique, libre, modulaire et gratuite offrant aux collectivités leurs services numériques essentiels. La cybersécurité est mutualisée sous l’égide de l’ANSSI, et un catalogue de logiciels libres avec une centrale d’achat donne aux petites communes les moyens des grandes. Chaque collectivité conserve son identité et sa liberté de sortie, garantie par contrat.
Le constat
Un maire de village n’a pas à devenir directeur des systèmes d’information, et la République ne peut exiger de 34 000 communes qu’elles affrontent seules des organisations cybercriminelles internationales. C’est pourtant la situation actuelle : des collectivités rançonnées, des services paralysés des semaines durant, des dépenses numériques éclatées en milliers de contrats redondants.
Ce que nous ferons
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Créer la Suite territoriale nationale
Une plateforme publique commune offrant aux collectivités sites internet, démarches en ligne, prise de rendez-vous, paiement, réservation d’équipements, gestion documentaire et messagerie sécurisée. Libre, modulaire et gratuite pour les communes.
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Mutualiser la cybersécurité
Sous l’égide de l’ANSSI : supervision partagée, sauvegardes externalisées, exercices de crise et équipes d’intervention rapide au service des territoires.
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Un catalogue de logiciels libres
Un catalogue commun adossé au socle interministériel existant, pour diffuser l’innovation en semaines et non en années.
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Une centrale d’achat numérique
Elle donnera aux petites communes la force de frappe des grandes et mettra fin à l’éclatement des dépenses en milliers de contrats redondants.
Les garanties
- La plateforme sera libre, modulaire et gratuite pour les communes.
- Chaque collectivité conservera son identité, ses couleurs et ses choix : la mutualisation porte sur les fondations, non sur les façades.
- La réversibilité sera garantie par contrat : aucune collectivité ne sera jamais captive.
- La cybersécurité mutualisée sera placée sous l’égide de l’ANSSI.
Objectif mesurable
Des objectifs chiffrables qui seront chiffrés : économies d’échelle massives sur des dépenses aujourd’hui dispersées, sécurité relevée d’un ordre de grandeur, innovation diffusée en semaines et non en années.
Coûts, financements, gains attendus
Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.
- Coût
Près de 30 % des collectivités victimes d’un rançongiciel en 2020
Selon le rapport d’information du Sénat « Les collectivités territoriales face au défi de la cybersécurité », près de 30 % des collectivités ont été victimes d’une attaque par rançongiciel en 2020 d’après une étude du CLUSIF, et le nombre de cyberattaques visant les collectivités a augmenté de 50 % par rapport à 2019.
- Financement
136 millions d’euros du volet cybersécurité de France Relance piloté par l’ANSSI
L’ANSSI a piloté le volet cybersécurité de France Relance, doté de 136 millions d’euros sur 2021-2022, pour relever le niveau de sécurité des services publics. Son bilan fait état de 945 entités parmi les plus vulnérables accompagnées via des « parcours de cybersécurité », avec des subventions de l’ordre de 90 000 euros par collectivité ou établissement public.
Source : ANSSI, « Bilan du volet cybersécurité de France Relance : un défi réussi », 2024
- Financement
Une Suite territoriale déjà amorcée pour 24 000 petites collectivités
L’ANCT, en partenariat avec l’ANSSI et la DINUM, a lancé le déploiement de la Suite territoriale à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 : elle vise 24 000 petites collectivités (communes de moins de 3 500 habitants et intercommunalités de moins de 15 000 habitants), sa construction étant financée par le SGDSN via France 2030. La mesure de la Fondation s’inscrit dans le prolongement et l’extension de ce dispositif existant.
La réversibilité sera garantie par contrat : aucune collectivité ne sera jamais captive.
Le texte du manifeste
Mesure 3 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.
Un maire de village n’a pas à devenir directeur des systèmes d’information, et la République ne peut exiger de 34 000 communes qu’elles affrontent seules, chacune avec son prestataire et son budget, des organisations cybercriminelles internationales. Or c’est la situation présente : des collectivités rançonnées, des services paralysés des semaines durant, des dépenses numériques éclatées en milliers de contrats redondants.
Nous créerons une Suite territoriale nationale : une plateforme publique commune offrant aux collectivités sites internet, démarches en ligne, prise de rendez-vous, paiement, réservation d’équipements, gestion documentaire et messagerie sécurisée. Elle sera libre, modulaire et gratuite pour les communes ; chaque collectivité y conservera son identité, ses couleurs, ses choix : la mutualisation porte sur les fondations, non sur les façades.
La cybersécurité sera mutualisée sous l’égide de l’ANSSI : supervision partagée, sauvegardes externalisées, exercices de crise, équipes d’intervention rapide au service des territoires. Un catalogue commun de logiciels libres, adossé au socle interministériel existant, et une centrale d’achat numérique donneront aux petites communes la force de frappe des grandes. La réversibilité sera garantie par contrat : aucune collectivité ne sera jamais captive.
Les objectifs sont chiffrables et seront chiffrés : économies d’échelle massives sur des dépenses aujourd’hui dispersées, sécurité relevée d’un ordre de grandeur, innovation diffusée en semaines et non en années ; et chaque euro économisé sur la redondance sera un euro rendu aux services de proximité.